Cette année, pour notre grand retour après ces quelques années d'hibernation, nous avons décidé de faire les choses en grand.

C'est dans cette optique, que nous allons mettre en avant les artistes et exposants qui participent à cette nouvelle aventure.

Le FIMAJE existe surtout grâce à vous et nous souhaitons faire partager vos passions et talents. Votre personnalité apporte le petit plus à notre salon unique et il est essentiel de dévoiler au public votre parcours et votre vision artistique.

Ainsi, par le biais d'une interview, nous allons vous proposer ces portraits d'artistes tout au long des semaines qui nous séparent de notre événement si cher.

Restez donc attentif à nos écrits car il va y avoir de très jolies histoires à vous compter.

Jahyra Seraphita
https://www.facebook.com/jahyraprofil
www.jahyra.fr

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

En fait je m'appelle Marine, mais Jahyra c'est nettement moins commun ! 
Je suis une fan de med-fan (ça rime!) , de fantastique en général mais aussi d'Art Nouveau (parce que le doré c'est sacré!).

Inconditionnelle des oiseaux, vous en trouverez souvent qui traînent dans mes illustrations (en plus des madames peu vêtues qui y squattent également). Et sinon les 3 mots : piou, doré, épée ?

 

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Comme beaucoup de mes comparses dessineux, je dirais qu'on commence dès qu'on sait tenir un crayon à peu près correctement !
J'ai fait plein de BD super moches et tout un tas d'illustrations au look discutable durant mon adolescence (toutes ces choses sont maintenant soigneusement cachées !), mais les choses sérieuses ont réellement commencées quand j'ai mis un petit orteil dans le monde du jeu de rôle il y a 6 ans maintenant.

Un auteur indépendant m'avait contactée pour sa gamme en cours de réalisation, j'ai dit oui sans trop savoir dans quoi je m'embarquais, et une chose en entraînant une autre, je m'y suis fait un petit nid. J'ai eu la chance de travailler sur pas mal de licences différentes qui m'ont beaucoup apporté, mais il me restait comme un petit manque. Faire partie d'une équipe c'est super, on apporte sa petite pierre à l'édifice, mais ce n'est pas son propre édifice. 

J'avais un travail « alimentaire/sérieux/insérer ici un mot socialement accepté » en plus de ces contrats , et les aléas de la vie ont fait qu'il s'est un jour arrêté : j'ai décidé de prendre ça comme une opportunité plutôt que de simplement subir, et j'ai par là même pu me ménager du temps pour mettre un projet BD en chantier : un peu moins de deux ans plus tard, « Princesses d'Ivoire et d'Ivresse » est sorti des presses !
Je continue bien sûr dans le jeu de rôle, mais j'ai maintenant mes propres réalisations à mener en parallèle.

 

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Je pense n'étonner personne en disant « ça dépend » !
Évidemment que ça dépend, il y a tout un tas de paramètres à prendre en compte : quoi, comment, pour quand, pour qui/quoi, de qui ?
Me concernant, pour résumer, je dirais que pour une commande je pars de toutes façons toujours du souhait du commanditaire, et après ça glisse lentement mais sûrement dans ce que j'aime.
Mais si on me demande à moi plutôt qu'à un(e) autre, c'est qu'on attend ce genre de dérapage 😊
Quand c'est quelque chose de personnel, là aussi ça dépend : de quoi est-ce que j'ai envie sur le moment ? Est-ce que ça poursuit un but précis ? Qui ai-je envie de toucher par cette image ?
Je peux aussi avoir vu quelque chose (à la télé, dans un livre, sur une affiche, dans la rue...) qui me fait me crisper jusqu'à ce que « moi aussi j'ai fait le mien ».
On en revient toujours au même, contenter les autres, c'est d'abord se contenter soi-même !

 

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

C'est dur de choisir une seule image (je dois certainement répéter ce que tous les autres disent! ), alors je vais un peu tricher et choisir mon album « Princesses d'Ivoire et d'Ivresse ».
Il s'agit de ma première sortie totalement solo, qui a été financée par crowdfunding sur Ulule.
Cet album m'a permis de commencer à concrétiser certaines choses que j'avais en tête depuis bien trop longtemps, de me prouver personnellement que je pouvais mener un projet éditorial en entier de A à Z toute seule, et de présenter tout un pan de mes goûts personnels qui n'était jusqu'à présent pas trop mis en avant.
Ce n'est clairement pas ma réalisation préférée au sens premier du terme car il est évident qu'on n'est jamais content longtemps de ce qu'on fait passé à peine quelques heures (alors pour un livre entier, vous pensez bien!), mais celle qui a donné le coup d'envoi d'une nouvelle période pour moi, ça oui 😊

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

On va faire un retour en arrière de... 15 ans ? Plus ? A l'époque où les mangas ont envahi les cours de récré, je suis irrémédiablement tombée amoureuse des mangas de Kaori Yuki. 
Ses réalisations noires et romantiques à la fois, son trait fin et ses histoires gothiques font encore partie de mes livres favoris.
C'est je crois l'inspiration manga qui se détache encore pas mal de mon dessin, quelqu'un qui connaît cette auteur n'aura je pense aucun mal à y voir les similitudes et dérivés !
Je citerais bien évidemment en second monsieur Jean Lorrain, qui a eu le bon goût dans les années 1900 d'écrire des contes cruels peuplés de princesses absolument exaspérantes et pétries de défauts, le tout dans un style onirique et terriblement addictif que j'ai littéralement a-do-rés. Tellement adorés que j'en ai fait une adaptation BD, tiens !

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Depuis la sortie de mon premier album BD cet été, j'essaye d'avoir une actualité suivie pour présenter cet album, le suivant, et tous les autres à venir !
Mon calendrier est assez remplit avec au minimum un événement par mois maintenant (salon, expo, dédicace...), afin de promouvoir mon travail 😊
Ayant déjà participé à des éditions précédentes du FIMAJE mais en tant qu'artisan pour une toute autre activité, cette nouvelle édition revêt une importance toute particulière. 
Et comme je suis déjà venue, je suis impatiente de pouvoir faire mes petites emplettes que je sais d'avance nombreuses !

 7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Je ne sais pas si on peut dire que ça m'apporte quelque chose ou si c'est l'inverse, c'est tellement entremêlé qu'on s'y perd un peu !

Arnaud Guilliams
http://www.arnaudguilliams.com/

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

je m'appelle Arnaud Guilliams j'ai 47 ans et je vie à Nice, je suis sculpteur , passionné ,perfectionniste , pluridisciplinaire( peintre, designer, sculpteur , mouleur et innovateur )

 

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Depuis mon plus jeune âge ,j'ai toujours été passionné par le monde du cinema et par l'univers de la BD cela fait plus de 30 ans que je sculpte dans differents travaux (deco ,architecture, figurine et monumentales)
en 2000 j'ai participé à de nombreux concours dans lequels j'ai obtenu plusieurs médailles d'or en création. En 2010 j'ai réalisé un bust de wolverine " Logan » pour Bowen designs MARVEL qui m'a ouvert les portes du marché des produits dérivés sous licences ,j'ai pu par la suite sculpter d'autres personnage ,héros de mon enfance comme Rahan ,Goldorak ou Cobra ..pour arrondir les fins de mois je cumulais d'autres jobs mais toujours dans le domaine de la sculpture ou création artistique ...

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l'approche est elle différente que l'on soit avec une commande ou une création personnelle ?

D'abord c'est une idée , quelques fois je fais un sketch ou plusieurs croquis préparatoires d'autres fois je sculpte directement au feeling, pour ma part l'approche est différente car pour une commande tu es tenue de remplir un cahier des charges ,pour une création personnelle j'ai plus d'amplitude et de liberté ,format ,thème et temps d'exécution .

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Difficile à dire car j'en ai plusieurs ...wolverine pour le coté reconnaissance internationale et à ce jour mes dernières créations plus personnelle comme Thalassa et Aeria qui sont des œuvres qui m'ouvrent les portes des galeries d'art.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Etant Fan de cinéma ,je dirais le stan winston studio ,rob bottin ,steeve wang ,en dessins Frazetta..et les comics US.
Sur mes Bustes ou sur mes differents customs on peut voir un dynamisme dans les postures et des apports innovants dans la conceptions de mes bustes ex: Madroxx avec ses têtes et ses bras interchangeables aimantés!

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Oui ,je participes à beaucoup d'événement artistiques et salons d'art ,le FIMAJE représente pour moi un retour au source et un salon auquel j'ai plaisir de participer car l'ambiance est sympa et la thématique orientée plus Fantastique me correspond plus que d'autres salons .

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t'as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Que du bonheur ! car j'ai fait le choix des 3 qui sont indissociables !;)


Valentin Zak
www.valentinzak.com 
instagram: valentin_zak
www.artstation.com/valentin_zak

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

ZAK Valentin, 29 ans (30 ans d’ici le Fimaje, argh !). Je vis dans un village de l’ouest lyonnais. Pour ce qui est de ma spécialité, sculpture bien sur ! (et encore, pas tous les jours…). Ma personnalité, je dirais : curieux, perfectionniste et bon vivant.

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

J’ai commencé à sculpter des figurines alors que je peignais des personnages pour warhammer, je dirais vers 15-16 ans ? J’ai commencé par peindre des figurines de jeu, puis à sculpter mes propres personnages parce que c’était trop cher pour mon budget « argent de poche » ! Je me suis ensuite dirigé vers la peinture de concours, en abandonnant le jeu, et j’ai fini par peindre et présenter mes propres sculptures dès que mon humble niveau me l’a permis. J’ai plus ou moins arrêté la peinture en 2009 après avoir gagné un best of show (mon objectif à l’époque) pour me consacrer à la sculpture.
J’ai commencé à faire mes premières commandes dès 2010, pour devenir freelance à temps plein à la fin de mes études en 2012. 
Depuis, je passe mes journées à sculpter des bonhommes pour des sociétés basées un peu partout dans le monde, c’est très sympa la plupart du temps, mais comme tout travail il y a des jours plus « difficiles » que d’autres.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Le processus technique est à peu de choses près toujours le même, que ce soit de la sculpture traditionnelle ou de la modélisation 3d. Ce qui change c’est le fait de partir d’un concept art ou pas.
Lorsqu’il s’agit d’une commande, dans la majorité des cas, il faut suivre un concept, une illustration le plus fidèlement possible, en prenant en compte les différentes contraintes, de budget bien sur, mais aussi techniques liées à la production.
Pour une pièce personnelle, même si il est possible de partir d’une illustration comme base, tout est possible, la liberté est totale (ce n’est pas plus facile pour autant !), et il est possible de s’affranchir des contraintes de production, ce qui est libérateur !

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

C’est difficile comme question, car dernièrement, je n’ai pas vraiment eu l’opportunité de faire de pièces vraiment personnelles…alors je vais choisir une pièce de commande : il s’agit des deux lutins chevauchant une belette, tirée d’une illustration de Jean-Baptiste Monge et sortie chez Blacksmith Miniatures. Un vrai challenge, je me suis quelques fois arraché les cheveux sur cette pièce, mais ça a vraiment été un plaisir et un honneur de pouvoir se baser sur le travail d’un illustrateur si talentueux. Et pour le coup, j’étais vraiment fier de moi quand ce projet a été fini.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Pfiouuu, il y a des dizaines de personnes qui m’inspirent, que ce soit des personnes issues du monde de la figurine, ou de la sculpture avec un grand S, des illustrateurs, dessinateurs, etc…
Tout d’abord, Allan Carrasco, qui a été mon premier contact « professionnel de la figurine» quand j’ai débarqué de ma Drôme profonde pour le rencontrer chez lui, à Lyon. Il m’a vraiment été d’une grande aide, en me conseillant ou juste en me laissant tenir ses originaux en mains et les analyser. Il m’a permis de comprendre pas mal de choses et aussi de voir que c’était possible de gagner sa vie en sculptant des bonhommes de chez soi !
Pour les autres, en vrac : mes collègues Patrick Masson et Stéphane Camosseto (pour la pression entre pairs), Lucas Pina Penichet, Andy Bergholtz, Aris Kolokontes, Eic Powell, Raul Latorre, Ehren Bienert….

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Pour ce qui est de la figurine, pas tellement. Je vais à Monte San Savino et au Fimaje ! Pour le reste, je vais régulièrement « en ville » (Lyon et Paris) pour voir des expos.
Le Fimaje, c’est tout d’abord les copains. Il y a un paquet de chouettes personnes dans le milieu de la figurine et nous n’avons malheureusement pas souvent l’occasion de nous voir tous ensemble. Le Fimaje nous permet de nous retrouver, et le fait à merveille ! Bien sur, c’est aussi l’occasion de voir les pièces présentées au concours, et c’est toujours très motivant !

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Très prosaïquement….ça me permet de manger tous les mois ! Plus sérieusement, je passe chaque semaine des dizaines d’heures devant mon bureau à sculpter des bonhommes, donc ça fait partie intégrante de ma vie, j’ai donc du mal à imaginer ma vie sans. C’est pour moi un équilibre génial entre artisanat et créativité, et voir que d’autres personnes passent des heures à peindre ses pièces, c’est très épanouissant. Enfin, on en revient aux personnes, beaucoup de mes amis d’aujourd’hui ont été rencontrés au sein de ce milieu, ça veut tout dire !

 

Nyden Lafée Laetitia Combe
www.nydenlafee-laetitia-combe.com/

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité) :

Combe Laetitia, je signe mes dessins sous le pseudonyme Nydenlafee, 33 ans, je vis à Clans dans l’arrière pays niçois, artiste plasticienne, dessinatrice et illustratrice, universitaire en histoire de l’art spécifiquement au Moyen-Âge et travaille sur le « paysage sonore », sorcière contemporaine et fée urbaine.

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

J’ai la fibre du dessin depuis ma toute petite enfance, adolescente je faisais déjà de la bande dessinée dans le style héroïco fantasy. Mais la vocation d’illustratrice est venue plus tard, lorsque j’ai rencontré Nicolas, mon compagnon, en 2010. J’avais arrêté mes études en histoire à la fac et lui m’a poussé à exposer mes dessins et mes peintures. Mon travail a alors beaucoup évolué, passant du dessin figuratif fantastique à un mode d’expression plus pop surréaliste. 
Face à la difficulté de trouver ma place dans le milieu des galeries d’art je me suis tournée vers le streetart en prenant le pseudo de Nydenlafee et j’ai arboré un style pictural « lowbrow » avec une touche d’inspiration « superflat ». Je voulais pouvoir parler de sujets difficiles et tabous, au travers d’un graphisme touchant et attrayant, comme un piège dans lequel on attire les souris avec un délicieux fromage. 
Puis avec Nicolas et avec nos ami.e. nous avons fondé « l’Artocrate », un petit fanzine illustré sur le web où nous avons publié durant quelques années, régulièrement, nos dessins, nos écrits et nos réactions artistiques face à l’actualité. 
Lors de mes premières expositions j’ai rencontré l’artiste plasticienne Sonia Grdovic qui avait fondé le réseau d’art « les Urbains de Minuit » avec qui j’ai travaillé de 2013 à 2015. Durant cette période je me suis beaucoup questionnée sur ma pratique de dessinatrice ; comment sortir du cadre du dessin et de la peinture pour toucher à la plasticité… J’ai voulu m’engager sur des sujets plus sensibles et politiques, comme le féminisme qui me passionne toujours. Très inspiré par le mouvement « Vagina guerilla », j’ai réalisé une longue série de dessins : « les vaginal theory », composés sur la matrice féminine que je trouvais peu représentée comparé à celle des hommes. 
J’ai également articulé mon travail autour d’une démarche émotionnelle, pour explorer des espaces sensibles et métaphysique ; la déconstruction, l’introspection, l’enfant gigogne, l’animal de pouvoir chamanique… Des thématiques très autocentrées. 
Puis en travaillant dans l'événementiel et le patrimoine, je me suis engagée dans la vie culturelle de mon village. Une artiste plasticienne, Isabelle Sordage y a créé depuis plus de 20 ans « l’Atelier Expérimental ». C’est une résidence artistique ; un centre d’art et de recherche où artistes et scientifiques explorent ensembles des projets fascinants. Spécifiquement orientée vers la plasticité sonore, elle m’a invité à faire partie de l’aventure et aujourd’hui j’ai repris mes études en Master d’histoire de l’art pour créer des ponts entre les arts et les sciences.
Mais même si mon travail de plasticienne prend aujourd’hui un tournant plus radical, je n’oublie pas ma pratique de dessinatrice et suis heureuse d’illustrer du jeu de rôle et des contes.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Répondre à une commande c’est se soumettre à un cahier des charges et il faut s’armer d’une énergie folle pour y trouver des espaces de liberté. Seul face à nos envies nous n’avons aucune limite à notre créativité, mais face à la contrainte notre rapport à l’art devient différent. Ce n’est pas un mal, car il les limites sont parfois nécessaires pour trouver ses propres caractères d’émancipation. Elles forcent à la déconstruction et permettent d’orienter notre regard ailleurs que sur notre soi. C’est extrêmement formateur pour une personne autodidacte qui ne sort pas d‘une école de graphisme.
L’important dans la « commande » c’est de répondre à celle de la bonne personne, qui connait les enjeux de votre pratique et la réalité pécuniaire du travail d’un artiste. Car tout travail mérite salaire et trop nombreuses sont les idées reçues concernant la gratuité d’un graphiste.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Il y certaines réalisations que j’aime plus que d’autre et que je mets en avant sur mon site internet mais Je n’en ai pas spécialement de préférences spécifiques, même si j’ai parfois eu du mal à me séparer de certaines œuvres vendues. 
J’ai vraiment adoré faire du streetart, il y avait une forme de détachement de l’œuvre, elle ne pouvait plus m’appartenir et ne pouvait appartenir à personne, elle appartenait à tout le monde. C’était une vision plutôt chouette qui me permettait d’aborder la création sous des angles différents, avec son caractère éphémère qui lui confère une dimension très poétique.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

L’auteure qui m’a le plus influencé est Virginie Despentes, une féministe contemporaine à la plume crue à souhait. J’ai même participé à des performances artistiques sur ses textes. En termes de graphisme je me suis souvent laissé inspirer par le travail de Junko Misuno, une dessinatrice japonaise dans le mouvent graphique « superflate » qui aborde la question de la féminité dans ses aspects les plus trashs. 
Mais travailler avec Isabelle Sordage et écouter les conseils d’Eleonore Back m’ont surement ouvert le plus de perspectives de réalisation. Avec elles j’ai pu trouver l’équilibre intellectuel entre la pratique de la plasticienne et celle de l’historienne. Il y a donc deux personnes distinctes chez moi qui communiquent ; Nydenlafée, la dessinatrice illustratrice et Laetitia Combe, la plasticienne universitaire.

6- Participes tu souvent à des évènements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Je participe autant que faire se peut à des événements artistiques, workshops, expositions, conventions… Mais je choisie rigoureusement les personnes avec qui je veux travailler, ce qui fait que je suis beaucoup moins demandeuse aujourd’hui. Je préfère à présent me montrer peu et faire moins d’expo, pour laisser un temps plus important à la recherche. 
Le FIMAJE est un peu une exception parce que c’est une convention où on y retrouve les potes et où on partage autre chose qu’une table de dédicace.
Je ne fais pas de grosses conventions parce c’est l’angoisse totale de se retrouver derrière un stand à attendre une interaction sociale (et enfin le moment où on ira se soûler dans un bar).
Mais là ce n’est pas pareil, c’est une convention où on se connait toutes et tous et où l’on est heureux de se retrouver. Et les orgas sont super chouettes.

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

 

Les conventions de jeu m’ont permis de rencontrer des gens formidables et des super artistes avec qui je prends plaisir à travailler, comme Olivier Sanfilippo.
C’est grâce à mon compagnon Nicolas Oudin, qui est un joueur invétéré et un créateur complètement fou que j’ai décidé de me tourner vers l’illustration dans ce milieu. J’ai illustré son jeu « les Apprentis Sorciers » co-écrit avec Pierre Petitfère. Je souhaite beaucoup de succès à ce jeu parce que c’est un projet dans lequel nous avons mis énormément de passion. Et j’espère bien que d’autres me demanderont d’illustrer leurs jeux car c’est vraiment une super aventure et un honneur pour la rôliste que je suis.


Patrick Masson
https://www.artstation.com/patrickmasson
Instagram https://www.instagram.com/patrickmasson_sculptor/

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Patrick Masson surnommé The Small, pour un lien qui devient évident dès que l'on me croise. J'ai bientôt 43 ans, déjà… ouch… je suis marié et j'ai 3 garçons (16 ans, 15 ans et 11 ans)… ouch… déjà aussi. Nous habitons dans une maison à nous dans un petit village des Vosges, Uriménil (tout proche d'Epinal).
Je suis sculpteur free-lance et ma spécialité est probablement l’anatomie, en tout cas c’est ce que je préfère.
Je travaille et ai travaillé pour de nombreuses marques : Ammon Miniatures, Smart Max, Studio Mc Vey, Eden, Mierce Miniatures, Arena Rex, Twisted, … mais mon client principal est CMoN.
J'ai également une petite marque à moi, Artik Toys qui me permet d'éditer des projets persos quand je trouve le temps.
3 mots pour me définir: perfectionniste, persévérant, passionné

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Professionnellement je sculpte depuis Mai 2011 mais je bidouille de la Fimo depuis que j’ai 15 ou 16 ans.
J'ai découvert la sculpture vers mes 15 ans, quand mon petit frère a essayé la Fimo pour la première fois. A l'époque, je dessinais toujours le même personnage et je voulais le faire en volume. J'ai tout de suite aimé la Fimo et depuis ce moment, je me suis mis à en faire pendant les vacances, le plus souvent pour faire des cadeaux à la famille ou aux amis. Il s'agissait la plupart du temps de personnages issus de BD (d'où mon attrait pour ce genres de volumes). Ne sachant pas peindre du tout, je faisais tout en Fimo directement en couleur, en faisant mes mélanges pour coller au mieux aux dessins. Leur tailles oscillaient le plus souvent entre 60 et 100 mm. Mais comme mes études ont commencé à me demander plus de temps je ne faisais qu'une ou deux pièces par an tout au plus.
En 1999, j'ai commencé à travailler comme ingénieur aux alentours de Paris. A l'époque, à un mondial du jeu, j'ai montré les photos de mes pièces à Fenryll, suite à quoi je lui ai fait 3 petit dragons pour sa gamme et un gros (sur une illustration de mon frère) pour la sortie du jeux de rôle Prophecy, mes 4 premières "commandes". J'ai ensuite sculpté une figurine de Crisse pour un projet qui n'a pas abouti. Me retrouvant au chômage en 2002, je me suis mis à chercher du travail, soit comme ingénieur, soit comme sculpteur en Para-BD et c'est l'ingénieur qui a gagné. J'ai alors laissé la sculpture de côté, le travail et la vie de famille obligent. Puis en 2006 avec un ami dessinateur Arnaud Saran, un auteur Arnaud Gérard et un webmaster Frédéric Chollet, nous créons un site LTDK La Tribu De Konraad, puis un blog pour montrer nos divers travaux, ce qui me replonge dans la sculpture. Je refais alors 3 commandes pour Dungeon Twister en 2007 (mes 3 premières 30mm), puis je m'attaque à un personnage d'Arnaud : Mr Bone. Je présente ce dernier à mon premier concours de figurine, à Montrouge en 2009, en me disant que c'est tellement différent de ce qui se fait et dans une autre échelle que je n'aurai sûrement rien. Je dois dire que la médaille d'argent que je ramène alors est sans aucun doute l'événement qui m'a poussé à reprendre sérieusement. C'est donc à ce moment que je découvre avec plaisir le petit monde de la figurine, des concours et toute une bande de copains. Suivent alors un Loup Garou et Barney the Steamthing, 2 pièces qui marquent certainement un gros tournant. Au même moment, je déteste de plus en plus mon travail d'ingénieur et me vois de moins en moins pouvoir continuer. En 2010, par le biais du blog, je reçois quelques nouvelles commandes en 30mm pour Carnevale, je fais également le Dr Octopus pour Ammon Miniatures. Je pense alors qu'il y a peut être moyen d'avoir plus de commandes mais je n'ai pas assez de temps pour en prendre plus. Je profite alors d'un plan de départ volontaire pour quitter ma boîte et me lancer à temps plein dans le métier de sculpteur free-lance en Mai 2011. Je m'étais donné un an pour que cela marche. J'ai alors démarché plusieurs boites par mail, en montrant ce que j'avais fait jusque là, fait des essais pour chacune et il faut croire que cela ne s'est pas trop mal passé puisque depuis je ne fais plus que sculpter des petits bonhommes toute la journée.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Difficile à dire, certains projets viennent vite et démarrent sur un coup de tête, d’autres demandent plus de réflexion et de préparation. Un projet personnel et une commande sont très différents. Pour la commande on doit s'adapter au style donné par le concept que l'on reçoit en essayant de le retranscrire au mieux. Il y a une certaine part de liberté bien sur, étant donnée que la plupart du temps on ne reçoit qu’un seul angle de vue, mais il faut surtout être fidèle au concept et s’adapter aux contraintes de production.
Un projet personnel offre beaucoup plus de liberté et de créativité comme rien ne vient bloquer l’envie, sauf sa capacité à faire ce que l’on a en tête ! ce qui arrive aussi plus souvent que je l’aimerai malheureusement. Cependant j’aimerai beaucoup faire plus de project de ce type.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

The Blind Death, car il s’agit d’un projet personnel qui m’a poussé à aller le plus loin possible techniquement et sur une idée qu’il fallait que j’exprime. C’est le projet qui a été le plus exigeant pour moi, techniquement comme mentalement. C’est la pièce dont je suis le plus fier à ce jour.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Dur de n’en citer que 2 mais dans ce cas je citerai un contemporain, Mark Newman dont j’admire tout le travail que ce soit commercial ou personnel et un Maître du passé Bernini qui me fait pleurer quand j’admire ses oeuvres.
Pour les apports, j’essaie de me rapprocher de leur maîtrise anatomique autant que possible même si j’en suis très très loin.

6- Participes tu souvent à des évènements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Je participe à plusieurs événements dans l’année, en général Monte San Savino (pour le plus haut et beau niveau), Montrouge (car tout y a commencé pour moi), le troll et Légendes (car la Belgique et les copains Belge, c’est le top) et bien sur le FIMAJE.
Le FIMAJE, c’est les copains avant tout, l’ambiance que l’on ne retrouve nul par ailleurs grâce aux organisateurs. Ce n’est que le bonheur d’être entre potes tout un we, soirées comprises, à parler de tout et de rien, déconner, sculptouiller et boire quelques bières bien sur 😉 C’est un des rares moment de l’année où l’on peux se retrouver avec Stephane Camosseto, Valentin Zak et Allan Carrasco.

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Cet univers artistique m’a permis de sortir d’un métier qui ne me plaisait plus du tout et qui détruisait petit à petit ma vie de famille.
Il m’a donc offert une toute nouvelle carrière professionnelle qui m’offre une grande souplesse et la chance d’être responsable de mon travail.
Enfin il me pousse à ouvrir un horizon artistique qui m’attire de plus en plus au fur et à mesure des années, de part les rencontres, les découvertes de nouveaux et anciens artistes.
Je verrai ce que les années à venir apporteront…

 

Suite à un contretemps Martin Lavat ne sera pas présent au FIMAJE cette année, ce n'est que partie remise comme on dit !!!!

Martin Lavat
Lavat'Art Miniatures
https://www.puttyandpaint.com/MartinLavat

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Je m'appel Martin Lavat, j'ai 30ans. J'ai grandis à Montpellier jusqu'à 19 ans ou je suis parti m'installer dans les forets des Cévennes. J'ai boycotté l'école des mon plus jeune age au profit du dessin. Pour moi toute la scolarité était une prison ou on m’empêchait de créer. Donc très vite j'ai arrêté, avant le bac, et j'ai enfin pu me consacrer à l'art à temps plein. Je ne supporte pas la hiérarchie, J'adore vivre dans la nature et faire pousser ma bouffe.
Je suis dans la simplicité volontaire depuis donc 11 ans. Je joue de la clarinette, je fait de l'escalade, je peint, je sculpte le bois, la terre et depuis peu je fait de la plongée.

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

J'ai découvert les figurines dès 5 ans grâce à mon grand cousin Sylvain qui peignais et jouer à Donjon et Dragon. Puis Warhammer à 7 ans et là... Fini les légo, j'ai plongé,Morts vivants et Chaos en prédilections.Puis découverte des Figurines Rackam à 10 ans, j'en ai peint jusqu'à 15-16ans, j'ai arrêté à cause des filles et j'ai repris par la sculpture 5 ans plus tard.
A 23 ans j'ai rencontré mon mentor, Benoit Cosse (sculpteur chez Rackham, puis Privateer, Mierce, CMON...) car c'est le beau frère d'un bon Ami. Je suis devenu sont élève, il m'a montré les techniques utilisées chez Rackham, appris pas mal de truc puis donné mon premier chèque de figuriniste pour avoir fignoler des pièces à lui et au final on peut dire que c'est lui qui ma lancé la dedans, en me refilant des commandes qu'il ne voulais pas... Aujourd'hui sa petite famille est une seconde famille pour moi et on continu de se faire des session sculpture à l'occaz.
J'ai lancé mon auto entreprise il y a 3 ans, je bossais pour Mierce mais essentiellement des conversions donc vite lassant. Ensuite j'ai bossé sur Mythic Battles puis Claustrophobia et plus récemment Astrahys. Je m'en sort plutôt bien depuis 2 ans, ma première année était difficile mais comme je suis habitué à vivre très simplement et en brousse...

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

tout dépend du concept. Si c'est une créa et que je n'ai rien dessiné c'est gros free style et très évolutif, sinon c'est plutôt carré et rigoureux. Réduire le concept sur l'écran jusqu'à la taille de la futur figurines pour voir ce qui doit être épaissi, grossis...

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

J'aime beaucoup le démon sorcier et le destructeur de Claustrophobia tout simplement parce que les concept de Pascal Quidault Déboîtent et que ces deux là sont mes favoris.
Sinon en créa ce serai la Dryade et le Butcher tout simplement parce que j'ai vraiment pris le temps, sans compter!

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Je suis Un Grand Fan du Taf d'Allan Carrasco et ce depuis l’adolescence, J'ai suivi son évolution grâce à son site internet qui était pendant longtemps ma seul raison d'aller sur internet. J'ai énormément appris en regardant son taf et j'apprend encore plus à ses cotés évidemment, car c'est devenu un ami.
Sinon Je suis un aussi Grand Fan du taf de Lucas Pina qui est vraiment un sculpteur hors paire avec un style magnifique qui m'inspire énormément!

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

J'avoue n'avoir jamais fait le moindre salon, pas une convention, pas un games day... Donc le FIMAJE représente pour moi l'entrée dans un nouveau monde, celui des événements figurinistiques 🙂

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

 

Cette Univers était quasi indispensable à mon épanouissement de mes 7 a mes 15 ans car c'était tout simplement une obsession tout a fait fabuleuse! Je déteste le foot, je n'aime pas les jeux vidéo, en tout cas y jouer, du coup c'était dure gamin de trouver des centres d’intérêts commun. Heureusement j'ai deux frère et 3 frères de cœur avec qui j'ai pu partager ça, mais eux 5 était plus sur le jeu que la peinture, contrairement à moi qui préférais largement découper convertir peindre et socler.
Aujourd'hui je peut travailler sans m'en rendre compte et bien gagner ma vie sans obéir à qui que ce soit et sans même avoir l'impression de travailler. Je peux faire ça partout (actuellement à Madagascar!) et donc je peux vivre en pleine nature ce qui est juste indispensable à mon bonheur! Donc aujourd'hui ça m'apporte encore plus que gamin ce qui était inespéré!!!

 

Nicolas Rouanet
Miniature paintings by Juan
http://www.minis-by-juan.com/

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Bonjour,
Je suis Nicolas Rouanet, plus connu sous le pseudo de Juan, 40 ans, mangeur de chocolatines à Toulouse 🙂
Aujourd'hui je dirais que ma spécialité c'est de ne pas en avoir, je suis un touche à tout, j'adore apprendre et essayer de nouvelles techniques et sujets.
Je peins de la figurine d'expo, je joue à des jeux de figurines, je fais de la maquette, des bustes, à toutes les échelles, bon ok, principalement orienté SF et Fantasy.
J'ai cependant, en peinture de maquettes, une spécialité : le weathering (la patine en bon françois), j'aime représenter des véhicules qui ont vécu, qui sont usés, rouillés, poussiéreux, etc.

3 mots qui définissent ma personnalité ?
Champion de procrastination 😀

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

J'ai commencé étant ado, vers 13-14 ans à faire un peu de maquette sans grand succès à l'époque, je garde le souvenir d'un hélicoptère dont je n'ai jamais réussi à coller les pales de l'hélice 🙂
Plus tard, après mes études je me suis mis aux jeux de figurines avec des amis, assez vite j'ai passé plus de temps à peindre qu'à jouer.
Et c'est en 2005 que commence "vraiment" ma vie de peintre de figurines lorsque je rejoins la Team Toulouse Création, une association de peintre et joueurs figurinistes toulousains, que je n'ai pas quitté depuis.
S'ensuit la spirale infernale, salons, stages en tant qu'élève puis en tant que "prof", concours, nuit blanches à peindre, etc. 🙂
De 2012 à 2016 j'ai exercé une activité de peintre freelance, je peignais sur commande des figurines et des maquettes pour des particuliers et aussi pour quelques studios.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? L’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Mes projets personnels sont très "bordéliques", comme mon plan de travail que je n'arrive pas à garder rangé, je fais rarement un plan, je suis l'idée que j'ai en tête et je m'adapte au fur et à mesure du projet.
Actuellement j'ai pas mal d'idées qui me chatouillent les neurones du coup je commence beaucoup (trop) de projets en parallèle, ce qui nuit un peu à ma productivité.
Le travail sur une commande est complètement différent pour moi puisqu'il est plus cadré, je sais de manière assez précise ce que le client attend de moi et surtout il y a une deadline, ce que je ne mets plus sur mes projets personnels.

Une autre différence entre projet personnel et commande c'est que je n'arrive pas à me séparer de mes pièces personnelles alors que je n'ai aucun problème à restituer une commande à un client.
J'ai un attachement sentimental à mes projets personnels qui m'oblige à les conserver.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Ma réalisation préférée depuis longtemps est le diorama "A shadow in the desert...", j'ai passé presque un an à y travailler dessus.
C'était un projet que j'avais réalisé pour le Golden Demon de 2010 à Paris mais, à ce moment là, il comportait pas mal de défauts et de lacunes.
À mon retour de Paris je ne voulais pas y retoucher mais je savais qu'il ne correspondait pas à l'idée que j'en avais et grâce à l'insistance et aux critiques constructives de Laurent Exposito et Julien Casses je me suis remis au travail et ça a porté ses fruits puisqu'en août cette année là le diorama remportait un or au GD de Baltimore.
J'aime aussi beaucoup le petit diorama "Margie" que j'ai fait il y un peu plus d'un an avec une petite Daihatsu Midget que vous pourrez voir au FiMaJe 🙂

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencé tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

J'ai commencé à me mettre "serieusement" à la peinture de figurines à la grande époque de Confrontation, le studio Rackham fait donc partie de mes influences et sources d'inspration.
Selon moi ils ont grandement contribué à l'amélioration de la qualité des figurines, autant dans les concepts que la sculpture et la peinture.
Leurs travaux sont encore des références aujourd'hui pour beaucoup de figurinistes dont je fais partie, je conserve précieusement les livres et magazines Rackham de cette époque.

Dans un tout autre domaine ma référence c'est Mig Jimenez, que je qualifie souvent de "pape du weathering et de la maquette militaire".
Il a développé de nombreuses techniques de weathering et il les a rendu accessibles à tous en faisant des démonstrations, des articles, des livres, des vidéos et maintenant en développant de nouveaux produits destinés aux maquettistes.
C'est sûrement lui qui m'a le plus influencé et qui continue de le faire dans mes travaux vieillissement des véhicules.

6- Participes tu souvent à des évènements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Ces dernières années, je participe à moins d'événements qu'auparavant pour deux raisons : ma vie professionnelle me laisse un peu moins de temps et la disparition d'événements à thématique fantastique comme le GD français ou le Monde du jeu.
Cependant il y a un événement immanquable et ça me fait très plaisir qu'il soit de retour, c'est le FiMaJe !
C'est un ovni dans le monde figurino-maquetto-ludique, une ambiance chaleureuse et bienveillante, on y trouve probablement la plus grosse concentration de sculpteurs français, si vous ne devez faire qu'un salon dans l'année c'est CELUI-LÀ !
Aller au FiMaJe c'est comme aller passer un week-end en famille 🙂

7- Et pour finir, dis nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnelle, professionnelle ou artistique ?

Ce que je retiens surtout ce sont les rencontres, depuis 2005 j'ai fais la connaissance de beaucoup de peintres, de sculpteurs, d'illustrateurs, ... et certains sont devenus des amis.
J'ai voyagé dans une dizaine de pays pour des événements liés à la figurine ou la maquette, du Canada à la Chine en passant par les Pays-Bas.
Les rock stars comme Mig Jimenez ou Paolo Parente sont des gens très abordables. 🙂
Le monde de la figurine et de la maquette étant un monde de passionnés il est souvent facile d'aborder les gens pour échanger autour de notre sujet favori.


Allan Diego Carrasco
www.allancarrasco.net

1-Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Allan-Diego Carrasco, 34 ans, papa d’une petite fille. Je me définis comme « sculpteur », J’habite Forcalquier, petite ville des Alpes de haute Provence. Ma personnalité...en trois mots...dur dur. Je suis un solitaire qui s’exerce à vivre avec les autres, un « carapacé » qui s’efforce de s’ouvrir, un excessif qui veut atteindre l’équilibre...bon, c’est très personnel tout çà, un peu trop sans doute mais c’est ce qui sort sur l’instant.

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Professionnellement ça fera 15 ans cette année et comme passion 22 ans. J’ai souvent écrit ou dit que je n’avais pas choisi cette activité, elle s’est imposée à moi et c’est peut-être, paradoxalement, ce qui la rend importante. Mon ambition première au sortir de l’adolescence était le dessin, je n’étais sans doute pas assez bon et les tentatives d’études envisagées dans cette direction furent décevantes. Parallèlement je faisais mes petits personnages comme “hobby”, je remportais quelques concours ici ou là et en fréquentant les salons et gens du métier, j’ai fini par glisser là-dedans au point de ne faire plus que çà et d’en tirer ma subsistance (financière mais pas que…). Les premières années rapportaient peu, et quelque fois des clients peu scrupuleux n’ont pas réglé la facture...j’avais cependant la chance d’avoir quelques économies qui permirent de tenir le cap dans ces moments-là ainsi qu’un rythme de vie peu dépensier (la sobriété heureuse sans en avoir bien conscience!). Le freelance se mit à fonctionner correctement puis fut interrompu par l’aventure Kraken Éditions (nous avions monté une société d’édition de jeux et figurines à plusieurs) qui dura trois ans. Je suis par la suite revenu naturellement au freelance qui me convient pour la liberté qu’il m’offre.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Oui l’approche est différente, essentiellement dans le lien affectif à l’objet. La commande est une demande faite par un autre qui corresponds à ses idées, envies et espoirs de vente pour les éditeurs (qui représentent la grande majorité de mes clients). Il est clair pour moi que j’accepte la commande pour obtenir de l’argent. Il y a bien entendu des strates différentes qui composent l’acte de commande, certaines sont parfois très ouvertes, très libres et dans ce cas la composante affective et les thématiques personnelles sont bien plus fortes. Mon approche sur une commande est de respecter le projet du commanditaire tout en conservant indéniablement ma patte, je crois que les gens viennent surtout, au-delà de la technique, me chercher pour ça, il est important que çà soit reconnaissable.
La création personnelle est plus complexe, tout à la fois plus simple et plus compliquée, plus estimée et pouvant engendrer des déceptions importantes. Elle est de fait plus rare aussi car plus longue à mûrir et devant trouver sa place dans la routine des commandes. Il est important de dire que pour moi, et pour beaucoup d’artistes à mon avis, l’acte de créer est difficile, même après des années de pratique. Il peut être impressionnant de voir travailler une personne qui connaît son « art » d’un point de vue technique, on peut être bluffé par la rapidité, ou la fluidité, voir l’apparente facilité mais pourtant les remises en question et moments durs sont toujours présents. Je suis un perfectionniste, j’ai un regard exigent, dur même sur mon travail ce qui ne rends pas forcement l’aboutissement d’un projet agréable. Cela m’entraîne par contre vers l’après, le projet suivant duquel j’attends un nouveau dépassement, une magie supplémentaire ou une vibration subtile que je n’ai pas su saisir avec le dernier travail achevé.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Celle que j’espère faire un jour mais qui n’existera sans doute jamais. Comme je disais plus haut, celle qui sera empreinte de ce « plus » que je n’ai pas trouvé pour le moment.
Pour parler plus concrètement ma préférence va à mes travaux personnels car ils me mettent en présence de thèmes qui m’attirent. Ma série de statuettes ou les masques en céramiques faits dernièrement, malgré le lot d’insatisfaction qu’ils portent aussi. En réalisant ces pièces j’entre dans un monde fascinant, je me rapproche de cultures et d’artistes qui me marquent.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencé tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Il y a vraiment beaucoup de personnes, d’artistes dont le travail et plus encore la vie, les pensées m’inspirent. Cependant je ne suis pas sûr qu’ils aient un impact direct sur mon travail, ou bien je ne le vois pas (c’est là que le regard de l’autre est intéressant). Je parlerai plus de cultures, et d’inconnus ayant réalisé un Art sacré à leur sens, des artistes bien différent de l’idée qu’on se fait généralement d’un artiste de nos jours. Pour mes statuettes les inspirations sont pour la plupart Amérindiennes, les Kachinas des indiens Hopi sont le point de départ concret pour mon personnage « Courgeritte ». Les masques que je fais sont inspirés et parfois strictement copiés d’après des modèles existants. Je suis très attiré par les arts dits « premiers », la mythologie, l’invisible que l’on tente de rendre visible…
je vais citer quand même Alejandro Jodorowsky, personnage et artiste hallucinant de par son vécu, ses créations et pratiques aussi variées que le cinéma, la BD, la Psychomagie, l’écriture...son ami feu le dessinateur Moebius, nul besoin de présenter son art, je relis de temps en temps des passages de ses interviews avec Numa Sadoul, c’est très riche.
Jackson Pollock m’intéresse pour son énergie créatrice, son coté marginal, cette non maîtrise magnifique de ce qu’il produisait, comme un canal qui reçoit et retranscrit, sa vie et sa fin tragique...

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

C’est assez rare, peut-être une fois ou deux l’année. J’ai exposé durant 1 mois dans un lieu alternatif la ou je vis en 2017, je me suis rendu au Lucca Comics and Games il y a peu, ce fut une expérience ambivalente, mais j’ai rencontré Paul Bonner et montré mon travail au coté d’un ami (le talentueux Romain Van den Bogaert) durant 5 jours.
Je visite par contre assez souvent musées, expos et ateliers d’artistes.
Le FIMAJE a toujours été pour moi l’occasion de revoir des copains que je ne rencontre que là et de vivre des moments de « lâchage » et de déconnade assez mémorables ahah !

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnelle, professionnelle ou artistique ?

Tout est entremêlé, autant le personnel que le boulot. J’ai du mal à catégoriser, à distinguer ce qui s’exprime exactement et à quel moment. J’étais un enfant solitaire, qui passait beaucoup de temps à faire des activités imaginaires ou créatives dans son coin, çà a perduré longtemps et par moment, dans ma vie d’adulte c’est encore comme çà. Cet état m’a apporté autant de protection et de sérénité (comme le serait un refuge) que de souffrances, de repli mal assumé. On est parfois tenté de juger, est-ce un bien ou un mal ? j’ai compris que la question n’avait pas de sens et était terriblement réductrice. Ce qui compte c’est l’expérience à travers laquelle il est possible de grandir. Mon monde artistique est peut-être un miroir de mon état intérieur et de vécus plus personnels. Il est bon d’avoir ces endroits (des « shrines ») dans lesquels ont peut puiser de la ressource.


Guillaume Divry
instagram.com/exarkun02

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Guillaume DIVRY, 37 ans, de région parisienne, peintre amateur, on n’est pas à un entretien d’embauche pas de trois mots 😊

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

J'ai commencé au collège donc il y'a un peu plus de 20 ans avec des figurines hero quest, puis une pause pendant le lycée et j'ai repris à la fac avec des garage kit sur de plus grande échelles. Quand j'ai commencé, personne dans mon entourage n'en faisait donc impossible d'avoir des conseils et à un moment ou internet n'était pas encore si développé. Grace à internet j'ai pu apprendre plein de choses en discutant avec d'autres personnes sur les forums puis après en salon.
En me diversifiant et en m'intéressant plus au monde de la miniature j'ai pu aussi appréhender d'autres techniques et voir ce qui me plaisait dans les petites et grandes échelles comme technique de peintures possibles.
Les difficultés sont toujours présentes car étant maladroit je fais souvent des tâches ou tomber des choses et comme j'aime tester de nouvelles choses le résultat n'est parfois pas celui escompté 🙂

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Si c'est perso je me documente beaucoup et y réfléchit énormément puis je teste beaucoup de choses jusqu'à trouver ce qui me plait ou recommencer 🙂
Si c'est une commande j'essaye de trouver un compromis entre ce qui me plait ce qui plait au commanditaire et le temps passé dessus.
Dans les 2 cas je commence presque toujours par la peau du personnage, sûrement pour lui donner un peu de vie et parce que le choix de la teinte de peau c'est toujours un choix délicat. Le visage complet au milieu du processus et le reste de la fig sans ordre pré-établi.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ? 

J’en ai pas vraiment de préféré, j’ai des choses qui me plaisent dans chacune, la peau de mon buste de dudley de stree fighter et peut être le nono de Christophe le bihan ou je testais pour la première fois le « tout pinceau ».

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ? 

Le 1er Ben Komets même si je suis a des années lumières de son niveau. Il me permet d'aborder la lumière d'une nouvelle façon et de porter attention à l'ambiance générale de la figurine. Sa facilité d'utilisation du loaded brush m'impressionne toujours autant et puis ça me permet de voir qu’il reste encore du chemin à faire 😊
Le 2nd hum difficile, beaucoup de dessinateurs japonais (toriyama, otomo, inoue) et d’artistes ayant bossé sur star wars, j’adore les design de mc quarrie.

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ? 

Je participe à très peu de salon, pour moi en plus de présenter des peintures c'est surtout un moyen de retrouver des personnes que je ne vois pas souvent ou qui habite loin de chez moi.
Le FIMAJE est pour moi un petit salon familial et détendant avec beaucoup d'artistes très douées qui exposent des pièces de qualité. C'est loin de paris, ça me fait changer d'air et ça me permet de revoir des gens et la mer au passage 🙂

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnelle, professionnelle ou artistique ?

Dans ma vie personnelle, de l'épanouissement et des moments de détentes. Professionnellement rien, j’en parle très peu ou pas 😊


Fancagne Didier
Kaha miniatures
www.kahaminiatures.com

1-Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Bonjour, Moi c'est Didier ou Myfortoahonu ^^ j’ai 39 ans, je suis de Toulouse , Spécialisé dans la cuisine asiatique et la sculpture de figurine miniatures 
- Gourmand , cool et positif

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

J’ai commencé la sculpture il y a 8 ans suite à un hasard. C’est en voulant réaliser des bijoux en fimo avec ma copine et en cherchant des tutos sur le net que je suis tombé sur un tuto de sculpture de figurine miniature.
A ce moment-là je pensais que cette pratique m’était inaccessible mais j'ai essayé pour le fun et en persévérant j'ai progressé rapidement. Un jour une personne m'a contacté pour me demander si je prenais des commandes…
Et c’est ainsi qu’a démarré mon activité freelance. Aujourd'hui j'ai un métier dans la restauration et le reste de mon temps je fais de la sculpture. La plus grande difficulté pour moi a été de gérer mon temps. Pour moi la sculpture reste une passion et elle va être étroitement lié à mon humeur et mes formes physique & mentale : 
tu es assis sur ton fauteuil car tu avais planifié de la sculpture et pof tu ne sais plus sculpter haha , je pense que j'ai vraiment réussi à m'épanouir dans la sculpture car je ressens le besoin d'en faire souvent pour mon bien être d'ailleurs j'ai rencontré beaucoup de belles personnes depuis que je fais ça

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l'approche est-elle différente que l'on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Quand on commence une commande de sculpture le cahier des charges est très précis : au niveau des infos, concept art, taille, délai, mode de production sont à définir avant de commencer 
Les créations personnelles c'est plus en autonomie ou on démarre quand on a envie, on se lance souvent sous l'inspiration et la passion, on se sent en pleine liberté haha c'est pour ça qu’il y a encore beaucoup de sculpture perso non fini

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?
Mon œuvre préférée est ma première sculpture pour ma gamme kaha miniatures qui se nomme Taika ! car j'ai beaucoup appris avec elle et surtout j'ai vraiment passez énormément de temps dessus, je me suis aussi posé beaucoup de questions, beaucoup de doute, et peur que ce ne soit pas au niveau.
Mon challenge était d'atteindre un niveau correct pour me faire accepter dans cet univers

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Allan Carrasco et Paul Komoda m'ont beaucoup inspiré mais aussi tant d'autre

6- Participes tu souvent à des évènements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Tout les ans je vais à Montrouge car je profite aussi de l'occasion pour aller voir ami et famille sur paris 
et Le SMC à Eindhoven histoire de sortir un peu de la France 
De manière générale, je participe peu à des salons car j'ai un agenda qui est déjà très chargé sur l'année.
Le Fimaje j'y suis venu une fois et J'ai été super bien accueilli , très chaleureux et amicale 
Je me souviens qu'on est même apparu sur le journal local et surtout j'ai rencontré beaucoup d'artistes qui m'ont aussi inspiré à l’événement 
Pour moi c’est un très bel événement, riche en rencontre , convivialité et en activité. J'ai hâte d'y revenir cette année

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t'as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

J'aime le challenge et je suis assez créatif de mes mains, ça m'aide à m'épanouir. De plus, créer des choses c'est toujours satisfaisant quand on accompli un objectif fixé 
Je me suis permis de faire deux métiers en même temps pour équilibrer et éviter le burn out dans l'un ou l'autre. De ce fait, je me sens très épanoui quand que je fais l'un et l'autre.

Gautier Giroud
Graphigaut (G. Giroud)
Site: www.graphigaut.fr 
Gamme: www.graphigaut-studio.com
Instagram: https://www.instagram.com/graphigaut/?hl=fr

1-Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Je m’appelle Gautier Giroud aka “Graphigaut”, j’ai 33 ans et je vis à Toulouse désormais. Je suis sculpteur de figurine mais avant tout ce qui me passionne c’est la création, développer sur le papier une idée, un design qui je vais ensuite traduire en sculpture (héritage de mon parcours en école de Bande-Dessinée 😉 ).
Trois mots: Rêveur, passioné(/acharné), yolo! (c’est un mot? ^^, sinon “instinctif” 

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Ça va bientôt faire une dizaine d’année que je suis dans le milieu de la figurine, mais ça n’a pas été une ligne droite et ce qui m’a amené là où j’en suis aujourd’hui est surtout une succession de rencontres, anecdotes, coups du destin.
Comme expliqué plus haut, je suis issue du milieu de la BD, comme j’aime à le dire “je suis né avec un crayon dans la bouche”. Je dessine depuis mon plus jeune âge ce qui m’a conduit post-bac à me spécialiser dans le milieu artistique, tournant le dos à tous les conseils, mise en garde ou autre “choisis un vrai métier” que je recevais ici et là (surtout des profs! ^^).
Une fois sorti diplômé de mon école, divers tafs en freelance (projet BD, infographie, illustrations, vendeur de pop-corn pour payer le loyer etc...) m’ont fait mettre un pied dans le milieu jusqu'à ce qu’un jour un ami d’enfance me dise: “viens, on ressort nos vieilles figurines et on refait une partie à l’ancienne!”. Tout est parti de ce jour!! Souvenir du plaisir de peindre, session au GW du coin où on m’a incité à faire du service de peinture. Ensuite j’ai fait un peu de box arts ici et là avant de tomber sur le “Ravage Hors-série Sculpture”! Je venais d’ouvrir ma bible, si je prenais tant de plaisir à peindre, qu’en serait-il de carrément créer des figurines!!? J’ai bossé, bossé, bossé, aidé par des gens talentueux et de bon conseil sur les forums (minicréateurs en tête) jusqu’à ce que ça devienne mon métier à plein temps.
Désolé si ma réponse est un peu longue, je suis tellement passionné quand je parle de ce qui m’amène ici aujourd'hui! 

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Complètement ! En fait, il y’a en gros trois cas de figures:
- Concept strict, je ne suis qu’exécutant. On me fournit un dessin que je reproduis le plus fidèlement possible en volumes
- De plus en plus de gammes sont au fait de ma capacité à créer moi-même ou à adapter un concept existant pour lui donner plus de sens encore lorsqu’il sera une pièce en volume. Le deuxième cas est un des plus fréquent, on me fournit un concept tout en me laissant la liberté de modifier/adapter la pose, voir intervenir sur certains choix de design.
- Troisième cas, ce que je préfère sans doute faire : créer de A à Z! Ce qui m’a d’ailleurs poussé récemment à créer ma propre gamme. 
Dans ce cas-là, je n’ai aucune règle et n’écoute qu’une seule chose : ma voix intérieure! Je me laisse simplement porter par mes idées, mes envies, mon humeur. Mes projets persos que je considère comme les plus intéressants ne sont pas ceux auxquels je réfléchis profondément, mais plutôt ceux qui débarquent comme une pulsion à laquelle il faut répondre (d’où le “Yolo”, “instinctif”). Deux exemples récents : “Mina Dragon Hunter” de ma propre gamme. Une idée commençait à germer dans ma tête, comme une note qu’on mettrait sur un post it pour ne pas l’oublier, j’ai rapidement sorti mon carnet de dessin pour laisser une trace “pour plus tard”.... Mais ça ne fonctionne pas comme ça, le “plus tard” n’existe pas quand j’ai une idée en tête et j’ai commencé à sculpter “pour voir” . Je me suis même amusé à poster des wips en mentionnant “non, je ne la sculpte pas” et c’était en partie vrai! Je ne m’étais pas mis en tête de m’installer sur le projet et d’y consacrer mes forces et mon temps, j’ai laissé les choses se faire sans chercher à en prendre complètement le contrôle. Jusqu’à ce que le projet avance suffisamment bien sûr pour que je passe à l’état d’esprit conscient où je ne poserais pas la spatule tant qu’il ne sera pas fini 😉
Deuxième exemple très similaire et encore plus récent (en ce moment en fait) où le même processus s’est produit sauf que là, j’ai carrément sculpté avant même d’avoir fini le concept tellement j’en avais une projection mentale précise et suffisante pour me lancer. Sans compte que sculptant depuis plusieurs années, de plus en plus de choses “s’améliorent” ou sont modifiés à la sculpture car le fait de manipuler en trois dimensions facilite l’ajout d’éléments, l’évolution d’un design.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ? 

Cette réponse va évidemment faire écho à la question précédente puisque pour moi, mes meilleures œuvres sont celles où je lâche prise, où je me laisse porter par mon feeling travaillant dans un état presque semi-conscient. C’est indescriptible ce sentiment jouissif où tout semble évident et naturel. Sachant que je suis très auto-critique (souvent bien plus dur avec moi-même que mes propres commanditaires), j’ai du mal à regarder en arrière. Mais certaines pièces que j’ai créées ont heureusement encore un intérêt à mes yeux, je pourrais donc citer “Médusa” de chez Eclipse Miniatures ou encore la “Blood Succubus”. Deux figurines en 75mm que j’ai dessinées et sculptées. Les deux font suite directe à mon parcours, je voulais faire de la BD, soit raconter des histoires, et même sur des sujets fixes je travaille avec cette même idée, raconter quelque chose. Ainsi, Médusa tient Persée changé en pierre dans la main, mais il n’est pas face à la scène. Ainsi, on tourne autour de la pièce: de face Médusa est mise en avant, Persée n’étant qu’un arrière-plan. De dos, Persée est le héros malheureux de sa propre quête qui a échouée, son assaillant vainqueur en arrière-plan.
Quant à la Blood Succubus, sa tenue de sang et ses traits démoniaques n’enlèvent rien à ses formes attrayantes. Damnant les âmes (au sol) qui tombent sous son emprise pour l’éternité sans pour autant sembler être vraiment triste de leur sort à voir leur attitude exaltée à l’idée de n’être que l’objet de ce démon qui les nourrit de son propre sang. Une pièce torturée où on retrouvera certains vices humains tel que le désir malsain et l’addiction démesurée.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ? 

La question la plus difficile pour moi car je ne peux pas citer uniquement deux artistes! Il y’en a tellement qui part leurs travaux ou leurs conseils m’ont conduit jusqu’ici! En plus, j’ai toujours conservé une tendance au fan-boyisme envers certains, et même si je travaille à leurs côtés désormais, en fait je m’aperçois que mon admiration n’a pas bougé d’un iota! Rémi Tremblay par sa faculté impressionnante à donner vie à tout ce qu’il touche, Patrick Masson, il le sait d’ailleurs, que je considère purement et simplement comme un des plus grands sculpteurs actuel grâce à ce souffle qu’il imprègne dans chacune de ses pièces. Mais ne citer qu’eux serait oublier Allan Carrasco ou Jag, tout comme Thomas David, Lucas Pina, Joaquin Palacios, Raul Latorre, Jon Troy Nickel, Gael Goumon, Benoit Cauchies, Steve Party et encore tant d’autres ! Donc ajoutons etc etc etc.... en plus là je ne cite que des sculpteurs de figurine ce qui serait oublier les illustrateurs.... En tout cas, chacun de cette liste a apporté quelque chose à mon parcours, directement par des conseils, ou indirectement par l’inspiration qu'ils m’ont donnée. 

6- Participes tu souvent à des évènements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ? 

J’étais très actif sur les salons avant, je le suis beaucoup moins maintenant surtout par manque de temps. Et pourtant, jamais je n’ai loupé UNE édition du Fimaje depuis ma première venue. Ce salon à une aura particulière, une ambiance à part et pas un de mes confrère ne me contredira car ils reviennent aussi à chaque fois 😀
Et puis, rares sont les salons ou autant de sculpteurs sont présents, ce n’est pas pour rien non plus. Le Fimaje c’est le “repas de famille des figurinistes”!

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Dans ma vie professionnelle, tout! Depuis que je suis petit je voulais vivre de mon art même si c’était une idée compliquée à faire comprendre quand on nous parle de faire un choix de carrière. Aujourd’hui, j’ai l’immense chance de vivre de ma passion. Alors certes, ça demande investissement total pour ne finalement pas avoir la situation la plus confortable et sûre du monde mais je ne regrette pas mes choix et je les referai sans hésitation! La vie personnelle peut s’en trouver épanouie mais parfois aussi abîmée, tant de passion prend de la place, et au début de ma carrière j’ai dû mettre le personnel de côté pour travailler énormément et en vivre. Mais ça a fini par payer, j’ai la chance d’avoir une vie de famille, une petite fille de 15 mois qui est ma nouvelle source de motivation, la première figurine de ma gamme porte d’ailleurs son nom : “Mina” 

Nous également le plaisir d'accueillir au FIMAJE 2019
Jérôme Servais

1- Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Jérôme Servais (Djey pour les copains), Myrddin comme pseudo, 41 ans, j’habite Saint-Chamond près de Saint-Etienne et comme spécialité je peins des petits bonhommes. Je fais juste un petit écart au cahier des charges, pour remercier les Trolls de me compter parmi les artistes, qui participeront au FIMAJE. Pour ma part comme je l’ai dit je peins des bonhommes, un peu mieux que certains, beaucoup moins bien que beaucoup d’autres. Cela reste pour moi un loisir créatif sans plus de prétention.
Trois mots pour définir ma personnalité, j’ai un peu l’impression de passer sur le divan du psy là mais bon, je dirais : Rêveur, Exigent, Curieux.

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Je peins depuis presque 20 ans, avec des années très prolifiques et d’autres beaucoup moins, en ce moment par exemple j’ai repris les pinceaux pour le FIMAJE, mais cela va faire presque un an que je n’avais rien fait, m’étant plus investi dans la musique. Et comme les journées ne font toujours que 24h... J’ai commencé en 2000 lorsque m’a femme m’a offert aux éditions Atlas des Goblin de la Moria. Comme tout le monde je crois j’ai commencé par faire des gros pâtés, puis grâce à internet et aux forums (Créafigs) m’ont montré que la peinture cela pouvait être beau et que j’avais du boulot.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Lorsque je commence à vouloir peindre une figurine, j’essaie de penser scénario, décors, ambiance, j’aime aussi souvent rajouter un élément décalé, histoire de me rappeler que ce que je fais n’est pas très sérieux. Généralement soit je lance mon projet rapidement, souvent en commençant la peinture de la figurine avant de me mettre sur le décor, soit je cogite. Et lorsque je cogite ça dure, longtemps, parfois très longtemps souvent trop longtemps 😉. Ce qui explique mes périodes plus calme, voir neurasthénique.
Dans ces cas-là, j’ai une image mentale très précise du projet que je veux faire, mais je cherchais la meilleure manière de le mettre en œuvre et donc plutôt que de me lancer je réfléchis…
Les commandes j’en ai fait peu, ce n’est clairement pas ce qui m’éclate le plus, mais comme il n’a jamais été question que j’en fasse mon boulot, cela n’a pas beaucoup d’importance.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Mon « Œuvre » préférée est une pièce que j’ai peint en 2014, ma Cordelia « Hello Kitty ». Pour une fois j’ai mis en volume et en couleur, exactement ce que j’avais en tête. Lorsque j’ai écrit « exigent » parmi les mots pour me définir, c’est toujours dans cette idée de réussir à retranscrire dans mes scénette ce que j’imagine. C’est qui me fait préférer cette figurines à d’autres plus récentes et peut-être techniquement plus abouties. D’une manière générale, mes pièces me plaisent pendant 5 min après les avoir terminées, après je ne vois plus que leur défauts et je pense à la suivante.

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

Parmi les artistes qui m’ont le plus influencé, le premier c’est un copain et pour moi réellement un artiste, Yannick Degiovanni dit Dégio. Il a une vision réellement artistique de ces projets et toujours un œil avisé sur le travail des autres. Je vous conseille d’aller voir ces réalisations sur son blog http://yandegio.blogspot.com/ (même si ces talents de photographe ne sont pas au niveau ). Il m’influence beaucoup lorsque je prépare un décor, pour réfléchir à la composition, les angles etc. Même s’il vous dirait que je ne dois pas trop l’écouter vu que je reproduis souvent les mêmes défauts.
Après je n’ai pas vraiment de deuxième influence précise pour la peinture de figurine, c’est plutôt des rencontres, des échanges, des conseils qui me restent (j’ai aussi une très bonne mémoire des détails, il parait) et me donne envie d’expérimenter, d’innover par rapport à mes précédents projet.

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Concernant les évènements autour de la figurine, j’en fais relativement peu, par contrainte de planning, de budget mais surtout parce que je préfère profiter de ma famille. Par contre il y en a qu’un que je ne veux pas rater c’est le FIMAJE. Comme dit la chanson « On ne choisit pas ces parents, on ne choisit pas sa famille » et bien pour moi le FIMAJE c’est la famille que je me suis choisi. C’est le rassemblement de tous ces amis que j’ai d’abord connu via les forums ou FB, puis que j’ai rencontré au fil des salons. C’est l’endroit où tout le monde veux aller pour se retrouver et déconner à plein tubes. Tout peut arriver pendant un FIMAJE, il parait qu’on aurait vu un poisson volant dans des plantes vertes, et un Full Monty de prisunic, ceux qui y étaient comprendront.

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Pour finir, je dirais que d’une manière générale, mon boulot ou ma vie quotidienne, ne me permettent pas d’accès de créativité, dont je sais avoir besoin. Alors la peinture ou la musique, sont des éléments essentiels à mon équilibre.


Yan Degio

1-Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Yannick, pas encore trop vieux, pas loin d’être jeune. J’habite au pied des montagnes (enneigées aujourd’hui). Je peins des figurines, je bricole des maquettes ; en ce moment, je mélange les deux sur des petites saynètes.
3 mots (malgré les apparences, pas du tout pris au hasard) qui peuvent me caractériser : Ours, débonnaire (clin d’œil à certains), et bonnet polaire.

2- Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai commencé au siècle précédent, gamin, avec des maquettes. Je faisais des grands dioramas avec pleins de choses dessus. Et rapidement, je me suis concentré sur les personnages. En parallèle, à travers des revues, je découvrais la peinture à l’huile et la figurine. Puis j’ai rejoint un club, où j’ai continué à apprendre. J’ai participé à différentes manifestations (expositions, concours etc…) pendant des années : ce sont des lieux de rencontres et d’échanges inestimables.
Figurines et maquettes sont une passion, mais ce n’est pas du tout mon métier. Cela reste un loisir, que je pratique à l’envie. Je fais ça par plaisir, pour me détendre… et pour me raconter des histoires.
La difficulté première, c’est que je suis lent, très lent. Et cela ne s’améliore pas avec le temps. Cependant, j’aime le processus de création, de fabrication, de mise en couleur, le mélange des peintures etc… je ne cherche pas à accélérer ce processus, il est parti intégrante du plaisir. Je sais que je ne pourrai pas réaliser tous les projets, toutes les idées que j’ai en tête, mais tant pis. Cela fait partie du jeu. Chaque figurine, chaque maquette finie appelle la suivante, je ne suis pas encore lassé, ça c’est une réussite 😀

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est-elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

Comme je le disais, je fais ça pour moi. Donc je n’ai pas les obligations des commandes. Les rares fois où cela m’est arrivé, la contrainte de temps fut souvent catastrophique. Perte du plaisir de peindre, jamais trop content du résultat (parce qu’avec un peu plus de temps, j’aurais pu mieux faire), obligé de travailler le soir. C’est une pression qui ne m’amuse pas beaucoup. 
L’approche est plutôt simple : je fais ce que j’ai envie au moment où je finis le « projet » en cours. Tout le temps, je prends des notes sur un petit cahier, des idées, des couleurs, des références. Cela peut-être des photos, des illustrations, des publicités en tout genre et sur tout sujet, des tableaux et des sculptures dans les musées, des ambiances… d’autres figurines et maquettes aussi, bien sûr.
Je n’aime pas trop non plus me répéter. J’alterne des sujets historiques (quel que soit la période), des sujets de fantasy, des maquettes, des figurines etc… 
Enfin, je n’aime pas voire dix fois la même chose. Généralement, les figurines qui « font le buzz » ne m’intéressent pas (ceci dit, c’est intéressant de temps en temps, comme exercice, de peindre le même sujet pour voir comment chacun peut l’appréhender). 
Ce qui m’attire, c’est raconter une histoire. J’aime bien aussi trouver un angle décalé, jouer avec les règles. La figurine est le sujet central, ou bien la maquette, mais elle(s) s’intègre(nt) toujours dans un décor plus ou moins minimaliste. Le but est d’obtenir quelque chose d’équilibrée, qui évoque une ambiance. 
En fait, c’est ça, l’envie de traduire en 3d dans un petit format, une sensation, une atmosphère est le déclencheur, le point de départ de mes constructions. Ca ne marche pas à tous les coups 😀 !
Donc je m’amuse à faire des choses différentes : un socle et son décor très haut presque filiforme, au contraire quelque chose de confiné, ou bien un cadre qu’on accroche au mur etc…


4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Euh… celle à venir ? Parce qu’il y a tout à faire !
Il y a quelques saynètes que j’aime particulièrement, chacune pour des raisons différentes… j’en citerai deux (et non pas une).
Les ombrelles de Mars. Le résultat final me plait beaucoup, j’aime la poésie qui s’en dégage. Je m’étais bien amusé avec les couleurs, la mise en scène, l’histoire, l’utilisation décalée de la figurine.
Petit Marius, soudeur sur les gratte-ciels. J’essayais pour la première fois la « mise en tableau » d’une saynète. Mise en scène fortement inspirée des photos en noir et blanc des années 20, lors de la construction des gratte-ciels à Boston, New-York, il me fallait trouver une astuce pour créer l’impression de hauteur… pourquoi ne pas accrocher la saynète au mur 😉 ?


5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

C’est chaud-patate, comme question. J’aime beaucoup la tartiflette, la raclette avec le gros morceau de fromage qui fond direct sur la pomme de terre chaude, mais là… J’ai un spectre continu d’influences hyper-large, le tout mélangé au shaker.
Alors, pas d’influence directe (quoique…) mais à coup sûr des œuvres marquantes, qui m’ont donné envie (à mon niveau) de raconter une histoire par son ambiance et ses couleurs. Même si sur un petit socle carré, il n’y a qu’une seule figurine, il faut que j’ajoute un petit truc en plus, sur le décor, sur le personnage, dans les couleurs utilisées, qui va déclencher cette histoire.
- L’illustrateur Caza et les couvertures des 4 tomes du Cycle de Tschaï (écrit par Jack Vance). En 4 dessins colorés, il pose toute l’ambiance de cette planète-aventure.
- Le cinéaste Sergio Leone et son film «Il buono, il brutto, il cattivo ». Tous ceux qui ont vu le film comprendront.

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Quand j’étais plus jeune, oui. Mais depuis plusieurs années, non. 
Le FIMAJE reste Evènement que je ne veux pas rater. Il est la quintessence de ce que j’aime dans ces rencontres. Il est possible de revoir au même endroit de nombreux vieux amis, de faire de nouvelles rencontres, de partager sa passion avec un public large, curieux, bon-enfant et nombreux. Le FIMAJE réussit exceptionnellement à regrouper différentes facettes d’un univers merveilleux en un lieu unique. C’est magique !

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’a apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

C’est toujours resté en parallèle de mon activité professionnelle, avec de très rares passerelles entre les deux. Mais à titre personnel, ça m’a apporté pleins de choses.
Ce sont d’abord des rencontres extraordinaires, la naissance d’amitiés fortes. Cette passion fut aussi un prétexte à des voyages un peu partout en Europe, notamment à l’époque où je participais assidûment aux expositions et aux concours. Cela m’a donné l’occasion de collaborer à des magazines, d’écrire dans des revues.
Et puis c’est une passion, elle m’accompagne tout le temps. Je ramasse des bouts de branches, des cailloux en ballade, je récupère du sable, des p’tits coquillages, des « couilles de mer » lorsque je suis à l’océan, des merdouilles rouillées etc…pour une éventuelle future peut-être on-ne-sait-jamais prochaine saynète. Mes lectures, mes visites aux musées et diverses expositions, les films, les recueils d’illustrations nourrissent mes histoires, et mes envies de narration me poussent à l’inverse à faire toutes ces activités. C’est un cercle vertueux de découvertes !

En ce début de semaine voici le portrait d'un artiste habitué du FIMAJE
Richard Poisson

1 -Présente-toi en quelques lignes (nom/prénom, âge, ville, spécialité, 3 mots qui définissent ta personnalité)

Je suis né il y a 72 ans à Paris dans le 14ème arrondissement et je vis depuis un an seulement à une quinzaine de km de Grenoble. J’habitais auparavant à Vincennes, non loin du château et de son célèbre donjon.
Dès mon plus jeune âge, vers 12 ans, j’ai commencé comme tous les gamins par faire des maquettes, puis vers 1965, j’ai été fasciné par ces petits soldats en plastique du café Mokarex que je peignais à la peinture Humbrol ou bien à l’acrylique de marque Campaign.
J’ai été très tôt attiré par la figurine fantastique, mais celle-ci était très difficile à trouver à l’époque, je peignais assidûment les premiers Ral Partha, Grenadier, Denizen et autres.

2 -Depuis combien de temps pratiques tu cette activité artistique ? Explique-nous ton chemin initiatique avec ses difficultés et réussites.

A cette époque, dans le club auquel j’appartenais, il était interdit de faire des figurines fantastiques. Je peignais celles-ci uniquement chez moi.
Puis vers 1990 j’ai commencé à peindre sur les salons, pour la société Prince August des figurines Mithrill. Ceci m’a permis de faire à cette époque la connaissance de nombreux jeunes figurinistes & sculpteurs qui maintenant, font référence dans le domaine du fantastique et qui me montaient leurs créations ou peintures.

3- Comment abordes-tu un projet artistique ? l’approche est elle différente que l’on soit avec une commande ou une création personnelle ?

J’affectionne plus particulièrement les dioramas en boites fermées qui permettent de créer une ambiance.
Je n’ai jamais fait à proprement parler de la sculpture, si ce n’est de modifier un bras, une jambe que j’appellerai plutôt de la personnalisation du sujet. J’ai trop de respect pour les sculpteurs.
J’ai énormément peint des figurines historiques pour les collectionneurs. Les fantastiques étaient pour ma collection personnelle.

4- Quel est ton œuvre préférée parmi tes réalisations et pourquoi ?

Mon «œuvre» préférée parmi tous les sujets que j’ai traité qu’ils soient historiques ou fantastiques restera le diorama sur le « Village de Bree » ou l’on pouvait voir bien sûr le devant, mais aussi par les côtés, l’intérieur des maisons.
J’ai une affection particulière aussi pur la peinture de Louis XIV en 90mm qui avait fait la couverture d’un magazine américain «Historical miniatures».

5- Cite-moi 2 artistes ou personnalités qui ont le plus influencer tes travaux ? Quels sont les apports sur tes réalisations ?

La personne qui m’a le plus inspirée dans l’art du diorama est sans conteste Sheperd Paine. Pour la peinture, j’ai au début été fortement inspiré par Jean Charles Daubenton, à l’époque propriétaire du magasin « Le hussard du marais » et qui avait écrit la brochure du hussard du marais et par les peintres & illustrateurs tels Frank Frazzeta, Chris Achiléos et autres.

6- Participes tu souvent à des événements artistiques ? Que représente pour toi le FIMAJE ?

Je participe à de très nombreux événements liés à notre hobby en Europe & aux Etats Unis en tant que juge ou pour y faire les photos pour des magazines.
Le « Fimaje » est pour moi très, très important, il me permet sur un seul événement de rencontrer tous les copains plus jeunes que moi, mais qui possèdent tous un extraordinaire talent. Le « Fimaje » est aussi le plus déjanté de tous.

7- Et pour finir, dis-nous ce que cet univers artistique t’as apporté dans ta vie personnel, professionnelle ou artistique ?

Je ne considère pas la peinture de figurines comme un art, mais plutôt comme un loisir artistique qui permet d’exprimer sa sensibilité.
Toutefois le travail de certains sculpteurs peut être assimilé et cela j’en suis persuadé à de l’art à part entière.
En un mot, éclatez-vous dans la figurine, faites ce dont vous avez envie et prenez surtout du plaisir quel que soit votre niveau.